“Avec la gauche, c’est le grand écart entre les discours et les actes”

25 janvier 2012

La ministre du budget Valérie Pécresse a dénoncé mercredi les premières propositions de François Hollande pour la campagne présidentielle, affirmant qu’”avec la gauche, c’est le grand écart entre les discours et les actes”.

“Il y a des mots que je n’ai pas entendus dans son discours du Bourget et que j’aurais aimé entendre”, a-t-elle dit en présentant ses voeux à l’opposition Majorité présidentielle du conseil régional d’Ile-de-France, qu’elle dirige: “Ce sont les mots économie, croissance, emploi”.

“Le coeur du sujet”, a-t-elle poursuivi, “c’est savoir comment on fait pour sortir la France de la crise en améliorant l’avenir de nos enfants”.

Face à lui, a-t-elle dit, Nicolas Sarkozy “va continuer d’agir et prendre des décisions qui vont dans le bon sens”, comme la TVA antidélocalisation, les mesures pour augmenter la productivité des industries françaises, ou la poursuite du désendettement de la France. “Si on décide à nouveau de faire partir à taux plein à 60 ans les salariés ayant cotisé 41 ans, comme l’a promis François Hollande, on devra financer une nouvelle réforme des retraites, ou bien baisser le niveau des retraites”, a-t-elle jugé.

De la même manière, elle a qualifié de “pas crédible” la création de 60.000 postes dans l’éducation nationale, même par redéploiement.

Dénonçant par ailleurs la politique menée par le président socialiste de la région Jean-Paul Huchon et de ses alliés EELV, elle a estimé qu’elle constituait “la préfiguration de la gauche au pouvoir”.
Elle lui a reproché de ne consacrer qu’un pour cent du budget régional à l’action sociale, ou d’avoir promis un milliard pour la santé alors que ce sont 65 millions d’euros qui sont inscrits au budget 2012. Le Pass navigo unique, a-t-elle lancé, “cédé aux Verts”, “est l’absolue fausse bonne idée” qui coûtera au minimum 550 millions d’euros par an, ce qui signifie “la fin de la modernisation des transports” en commun.

Elle a aussi dit craindre un “matraquage fiscal pour les Franciliens” dans une région qui selon elle a multiplié par 12 sa dette depuis 2002, “qui augmente les investisssements et crée de nouveaux postes en période de crise”. Elle a également reproché à l’exécutif régional “de rouler en Saab et en Toyota, dans la première région automobile française”.

Les élus du groupe Majorité Présidentielle dénoncent les contre-vérités de Jean-Paul Huchon et demandent à la région Ile-de-France d’investir davantage en faveur de la formation des Franciliens

20 janvier 2012

Alors que le Président de la République a pris hier des mesures fortes en faveur de la formation professionnelle des chômeurs les plus éloignés de l’emploi et de l’apprentissage, les élus du groupe Majorité Présidentielle dénoncent les contre-vérités de Jean-Paul Huchon sur la politique régionale en matière de formation professionnelle et d’apprentissage.

Sur ces deux problématiques qui relèvent directement des compétences confiées par la loi aux régions, le groupe Majorité Présidentielle constate que la région Ile-de-France n’est pas au rendez des enjeux de la crise.

La dégradation de la situation économique internationale depuis 2008 aurait imposé des mesures vigoureuses en matière de formation pour aider les Franciliens sur le chemin de l’emploi.

C’est tout l’inverse qui s’est produit puisque la part de la formation professionnelle et de l’apprentissage dans le budget régional n’a cessé de reculer ces dernières années passant de près de 16 % en 2007 à 13 % en 2012.

Cette année, les investissements de la région dans les CFA reculeront ainsi de 24 % alors même que l’Etat accroît les crédits qu’il donne à la Région pour l’apprentissage de 12 millions d’euros en 2012.

La région Ile-de-France doit prendre enfin la mesure de la situation et relayer les initiatives fortes prises par le Président de la République en donnant la priorité à la formation pour l’emploi, comme le réclame le groupe Majorité Présidentielle depuis plusieurs mois.

Signature de l’accord-cadre « Territoire de la culture et de la création » : nouvelle concrétisation du Grand Paris au bénéfice d’un territoire prioritaire d’Ile-de-France

18 janvier 2012

Les élus du groupe Majorité Présidentielle se félicitent de la signature aujourd’hui à Saint-Denis, par le Premier ministre François Fillon, le Préfet de la Région Ile-de-France et des élus de Seine-Saint-Denis, de l’accord-cadre « Territoire de la culture et de la création ».

Cet accord-cadre démontre la détermination de l’Etat à agir prioritairement dans les territoires franciliens qui en ont le plus besoin, en misant sur leur potentiel en matière d’innovation et de création.  

En investissant massivement dans l’un des territoires les plus pauvres de France, l’Etat, avec les acteurs locaux, fait résolument le pari de la confiance dans ces territoires et celui de l’avenir.

Grâce au Grand Paris, Plaine Commune disposera d’un réseau de transports moderne, rapide et efficace. Elle deviendra aussi l’un des principaux bassins d’emploi francilien avec 400 entreprises et 175 000 emplois. Un effort déterminant sera enfin fait en direction du logement avec la création de 4 200 logements par an.

Quatre ans après le discours fondateur de la Cité de l’architecture, un an et demi après l’adoption par le Parlement de la loi relative au Grand Paris, le projet initié par le Président de la République et soutenu avec détermination par le Gouvernement, est définitivement et durablement en ordre de marche.

Le projet du Grand Paris démontre que lorsqu’il existe une vision stratégique claire et une volonté politique forte, il est possible, malgré la crise, d’investir et d’agir vite pour offrir des réponses concrètes aux besoins des Franciliens.

Bilan social de Jean-Paul HUCHON : le grand bluff !

18 janvier 2012

Lors des élections régionales de 2010, Jean-Paul Huchon avait pris l’engagement devant les Franciliens de leur offrir un « bouclier social » contre la crise.

Deux ans après et alors que les engagements dans ce domaine n’ont pas été tenus, le Groupe de la Majorité Présidentielle au Conseil Régional a souhaité faire le bilan de la politique sociale régionale menée par les socialistes et les verts.

Je vous invite à lire attentivement ce document qui dresse par le détail l’accablant bilan social de Jean-Paul Huchon et de Cécile Duflot ; il s’agit en réalité d’un bilan des promesses non tenues.

Jean-Paul Huchon a définitivement rompu le pacte de confiance avec les Franciliens !

Sophie DESCHIENS, Adjoint au Maire de Levallois, Conseiller Régional d’Ile-de-France

Cliquez sur les tracts pour les agrandir

 

 


 

Neuvième numéro de La Newsletter du groupe Majorité Présidentielle au Conseil régional d’Ile-de-France

23 décembre 2011

Développement économique : quelles priorités pour la 1ère région française ?

16 décembre 2011

  Retrouvez le discours de Sophie Deschiens, Adjoint au Maire de Levallois et Conseiller Régional d’Ile-de-France, qui est intervenue le 15 décembre sur la stratégie économique de la région en 2012.

 

Monsieur le Président,
Mes chers collègues,

Vous vous félicitez de votre action en matière de développement économique. Pour ma part, je vous félicite d’avoir entendu les propositions que nous formulons depuis le début de la mandature et plus précisément lors du débat sur la SRDEI.

Prenons l’exemple du chapitre « interventions économiques transversales », une des augmentations les plus significatives (+78% en CP) de ce budget. Nous avions demandé que la Région renforce sa politique en matière de création/transmission et reprise d’entreprises.

Comme vous le savez, Monsieur le Président, près de 30% des entreprises franciliennes seront à transmettre dans les 5 prochaines années, soit 1 Francilien actif sur 5 concerné par ces opérations ; chaque année, ce sont 10.000 emplois qui sont perdus faute de repreneur. La région se devait donc se donner les moyens d’accompagner la transmission et la reprise des entreprises. Dont acte !

Nous avions également demandé que la Région renforce sa politique en matière d’immobilier d’entreprise en rappelant qu’il s’agit d’une problématique importante pour les petites entreprises qui rencontrent fréquemment des difficultés pour trouver des locaux adaptés à leurs activités et à un coût raisonnable. Ces crédits étaient insuffisants au regard des besoins et il convenait que la région renforce sa politique en ce domaine. Dont acte également !

J’ajoute que nous avions également demandé à ce que la Région renforce sa capacité d’investissement dans les différents fonds de garanties. L’accompagnement de la création d’entreprise et le développement de l’innovation sont des piliers d’une stratégie de développement économique. La région devait donc accentuer son effort en ces domaines en doublant ses participations notamment dans le fonds Oséo. Dont acte toujours !

Enfin, nous avions demandé à ce que la Région valorise son potentiel d’innovation car comme vous le savez, Monsieur le Président, l’innovation dans les services technologiques est plus faible qu’en province, notamment dans les petites et moyennes entreprises (PME). Les ambitions de la région pour le soutien aux entreprises innovantes devaient donc être renforcées de façon significative !

Une nouvelle fois, vous nous avez entendu !

Alors que nous dénonçons à chaque séance le manque d’ambition de notre région, il semblerait qu’elle essaie enfin de valoriser ses atouts !

Mais, car il y a un mais, il faut savoir lire entre les lignes ! Certes le budget du développement économique augmente en investissement tout comme le fonctionnement, +8,61%, mais la moitié de cette progression est destinée au seul fonctionnement des organismes extérieurs !

Votre exécutif fait mine d’être le « chef d’orchestre » de l’action économique locale, améliorant la coordination des multiples acteurs locaux du développement économique, de l’emploi et de la formation et pourtant… vous multipliez les plateformes en créant Paris Région Entreprise pour 1 M€ afin de coordonner les actions des autres plateformes existantes alors même que ces dernières voient leurs budgets augmenter ! (ARD + 9,09%, Artesi + 80,36%)

Vision pour le moins étonnante de la mutualisation des moyens !

A chaque nouvelle politique, vous augmentez les budgets des organismes extérieurs ! Cela ne nous parait ni acceptable ni recevable !

D’autant, Monsieur le Président, que je ne manquerai pas de souligner une baisse plus que sensible, -21,48%, des crédits de paiement du chapitre « Industrie, artisanat, commerce et autres services » qui passent de 0,750M€ à 0,300M€. Dois-je y voir la fin du soutien de l’aide à l’investissement des TPE artisanales ?

Alors Monsieur le Président, quelles sont donc vos priorités ?

De plus, vous ne cessez de communiquer sur les autorisations de programme, il s’agit d’un leurre puisque le CESER souligne dans son avis une diminution de 16% de la ligne budgétaire « Action économique » qui passe de 190 M€ en 2011 à 150 M€ en 2012.

Que reste-t-il ?

Un discours de bonnes intentions… qui fait fi de la crise économique.

Dans ces conditions, notre groupe votera contre votre projet de budget.

Budget Ile-de-France: un contresens économique absolu !

14 décembre 2011

Valérie Pécresse, chef de file de l’opposition UMP au Conseil régional d’Ile-de-France, a qualifié mardi de “contresens économique absolu” le budget de la région pour 2012, déplorant des “promesses non tenues”.

Selon la ministre du Budget, “alors que les recettes de la région sont, grâce à l’Etat, en augmentation de 5,1% (+190 millions  d’euros), l’investissement ne progresse que de 1,3%”. “Parallèlement, écrit-elle dans un communiqué, les dépenses de fonctionnement, en hausse de 2,1% (+53 millions), augmentent plus vite que l’inflation et l’emprunt se situe à un niveau toujours excessif: 832 millions contre 625 en 2010″.

Conséquence, poursuit-elle, “la dette explose”, doublant entre 2004 et 2011, et “atteignant aujourd’hui près de 100% du budget”.

Mme Pécresse considère également que “les dotations allouées aux transports et la jeunesse sont loin d’être à la hauteur des ambitions affichées de la majorité PS-EELV-PC” “Alors que l’Etat a versé à la région un super bonus de 119 millions pour la rénovation des RER, le budget ne prévoit qu’un investissement de 86 millions”, affirme-t-elle.

Par ailleurs, poursuit-elle, la région se désengage de la jeunesse avec une baisse de 21% pour la formation professionnelle et l’apprentissage, de 14% pour les logements des jeunes et apprentis, de 13% pour l’enseignement supérieur et la recherche, de 11% pour les lycées et de 10% pour la sécurité dans les établissements scolaires.

Lundi, Roger Karoutchi, président UMP de la commission des Finances de la région, à majorité de gauche, avait lancé une mise en garde contre le projet de budget 2012, estimant que le recours à l’emprunt était “dangereux pour l’avenir”.

Budget 2012 : pour conserver sa majorité Jean-Paul Huchon est prêt à sacrifier la sécurité, l’environnement et l’enseignement privé.

10 décembre 2011

Jean-Paul Huchon pensait avoir définitivement acquis les voix des Verts pour son budget en payant le prix fort : un Pass Navigo à tarif unique à plus de 550 millions d’euros par an, sur le dos de l’emploi francilien et au détriment de la modernisation des RER.

A l’occasion de la séance plénière qui aura lieu la semaine prochaine, Jean-Paul Huchon sera  obligé de composer avec les nouveaux caprices de ses alliés. 

Les Verts ont demandé aujourd’hui en commission « citoyenneté, politique de la ville et sécurité» la suppression de l’ensemble des crédits destinés à la construction ou la rénovation des commissariats et des gendarmeries. Au total, 7 millions d’euros de moins pour assurer la sécurité des Franciliens !

Au motif qu’il s’agit d’un Partenariat Public Privé, les Verts réclament également la suppression des crédits destinés au projet de Canal Seine Nord. Ce projet  permettra  pourtant d’augmenter de 60 %, à l’horizon 2020, le trafic fluvial sur le corridor Nord-Europe, un mode de transport « vert » dont le but est de délester nos routes de l’équivalent de 2 millions de camions par an !

Le vote du budget par les autres composantes de la majorité régionale a aussi un prix : 22 millions d’euros en moins pour les établissements d’enseignement privé, si Jean-Paul Huchon souhaite s’assurer le vote du PRG-MUP et  2,6 millions d’euros en moins pour le vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines pour s’assurer celui du Front de Gauche & Alternatif.

Les élus du groupe Majorité Présidentielle s’opposeront fermement, lors de la prochaine séance, à ces suppressions budgétaires qui en aucun cas ne compenseront les 76 millions d’euros de dette supplémentaire demandée par la majorité régionale pour financer des actions dans d’autres secteurs non prioritaires. 

Le groupe Majorité Présidentielle se félicite de l’engagement et de la détermination du Président de la République sur la question des transports franciliens.

7 décembre 2011

Après vingt ans d’immobilisme, il aura en effet fallu l’intervention résolue de Nicolas Sarkozy pour remettre les transports franciliens sur la voie de la modernisation.

Trois ans et demi après l’annonce du Président de la République, les nouvelles rames à double étage sur le RER A, qui pourront embarquer 50 % de passagers supplémentaires, arrivent sur les rails. Elles constituent la preuve que les choses peuvent bouger dès lors qu’il existe une volonté politique déterminée.  

Avec le Grand Paris, et en particulier ses 12.5 milliards destinés à la modernisation du réseau existant, le Président de la République a démontré qu’il était possible d’investir rapidement dans les transports pour améliorer le quotidien des Franciliens.

Ce volontarisme tranche singulièrement avec l’immobilisme de Jean-Paul Huchon et de sa majorité de gauche qui ont renoncé à toute amélioration du réseau francilien.

Depuis 2008, 375 millions d’euros d’investissements programmés par le STIF – l’équivalent de 37 rames de RER – n’ont pas été dépensés. En 2012, sur les 119 millions d’euros que lui donne l’Etat pour rénover les RER, la Région n’en dépensera que 86, préférant réserver les 33 millions restant à d’autres dépenses, comme l’achat d’un hôtel particulier dans le VIIe arrondissement (19 millions d’euros).

Mais c’est surtout l’adoption programmée d’un Pass Navigo à tarif unique qui sonne définitivement le glas de tout espoir de rénovation des lignes existantes. Le coût de cette mesure est en effet d’au moins 550 millions € par an, soit, sur 10 ans, près de la moitié des crédits consacrés dans le cadre du Grand Paris à la rénovation des lignes existantes.

A l’heure où l’Etat s’engage résolument en faveur des transports franciliens, il n’est pas acceptable que Jean-Paul Huchon sacrifie la rénovation du réseau pour l’avenir.

Pass unique : on se moque de vous !

7 décembre 2011

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