Baisser le coût du travail pour soutenir l’emploi et la compétitivité française

18 janvier 2012

Depuis 5 ans, sous l’impulsion du Président de la République et du Premier Ministre, le gouvernement n’a eu de cesse d’entreprendre des réformes afin de préserver notre modèle social : maîtrise de l’évolution des dépenses de santé, réforme des retraites, réduction des niches sociales.

Aujourd’hui, dans la continuité de ce qui a déjà été accompli, nous avons décidé de prendre nos responsabilités car il devient urgent de changer le financement de notre protection sociale.

En effet, le financement de notre protection sociale est majoritairement issu des cotisations patronales et salariales ; il repose donc, essentiellement, sur le travail. Or, dans une économie ouverte, soumise à la concurrence internationale, un financement assis aussi fortement sur le travail pénalise beaucoup trop l’emploi et la compétitivité :

  • il encourage les délocalisations vers des pays où le coût du travail est moins élevé ;

  • il augmente le prix des produits français par rapport au prix des produits importés, fabriqués avec de la main d’œuvre bon marché, et pénalise ainsi nos entreprises.

Or, nos partenaires européens et mondiaux ayant fait un choix différent de financement de leur protection sociale, nos salariés se retrouvent de fait de plus en plus soumis à la concurrence.

L’Allemagne a ainsi mis en place une TVA sociale en 2007 pour soutenir l’emploi et faire contribuer les importations au financement de la protection sociale. Pour un salaire de 2500 euros bruts, le taux de cotisation employeur est en France le double de ce qu’il est en Allemagne.

De fait, si en 2000, les exportations françaises représentaient près de 55% de celles de l’Allemagne, en 2009 elles n’étaient plusque de 40% !

Il est donc urgent et nécessaire d’agir afin d’alléger le coût du travail en France et de bâtir un nouveau dispositif fiscal qui compense cet allègement pour redonner plus de compétitivité à notre économie.

Il ne s’agit ni plus ni moins avec ce débat de poursuivre les réformes déjà engagées et de trancher un débat qui n’a que trop duré. Et peu importe le calendrier, la seule question qui vaille c’est : est-ce que cette réforme est utile pour notre pays ?

Le gouvernement a tout fait pour privilégier l’emploi et la production en France :

  • création du crédit d’impôt recherche pour favoriser l’innovation,

  • suppression de la taxe professionnelle pour favoriser l’investissement,

  • modernisation de nos universités pour favoriser la formation.

Aujourd’hui encore, sa détermination est intacte et sa stratégie claire : travailler à une baisse du coût du travail, pour que les produits français soient moins chers, pour que les entreprises françaises puissent investir, embaucher, augmenter les salaires et exporter.

Le financement de cette baisse de coût du travail par une légère augmentation de la TVA est une piste de travail parmi d’autres. Comme ce débat concerne l’ensemble des Français, tout doit être fait pour laisser la place au dialogue et à la concertation. Ainsi :

  • le 18 janvier prochain, à l’occasion du Sommet social, les propositions des partenaires sociaux sur ce thème seront recueillies,

  • d’ici la fin du mois de janvier, des décisions seront prises et annoncées,

  • les mesures proposéesseront débattues au Parlement en février afin d’être votées avant la fin du quinquennat.

Dans le contexte actuel, le Gouvernement doit poursuivre et accélérer les réformes structurelles entreprises : la perte du triple A démontre que l’on ne peut pas attendre pour prendre des décisions.

Le Président de la République n’a jamais caché la gravité de la crise que nous traversons aux Français ; au contraire, il a clairement indiqué qu’il était indispensable d’agir et qu’il y avait urgence à le faire.

Provoquer un Sommet social permettra d’engager une nouvelle étape au service du renforcement de la compétitivité et de la croissance.