15 mars 2010

Déclaration de Valérie Pécresse au soir du 1er tour

Ce soir, ce sont les idées neuves qui arrivent en tête : à tous les Franciliens qui nous ont fait confiance dès ce premier tour, et qui, à travers nous, ont exprimé haut et fort leur envie de changer pour mieux vivre en Île-de-France, je veux dire merci.
Je veux les remercier du soutien qu’ils ont ainsi apporté à l’équipe nouvelle que j’ai rassemblée autour de moi. Cette équipe, j’ai voulu qu’elle soit neuve, qu’elle soit féminisée et compétente, qu’elle réunisse des personnalités qui ont prouvé leur capacité à faire bouger les lignes et à agir, comme Chantal Jouanno, Rama Yade, Nathalie Kosciusko-Morizet, Yves Jégo ou André Santini. J’ai voulu qu’elle rassemble des élus de talent, comme David Douillet, des sensibilités différentes avec le Nouveau centre dont Laurent Lafon. J’ai voulu qu’on y trouve aussi des personnalités qui se sont illustrées sur leur territoire ou par leur action, comme Hamida Rezeg, Patrick Toulmet et Patrick Karam ou bien encore des professionnels engagés comme Bruno Beschizza.

Mais ce soir, le premier parti d’Île-de-France, c’est l’abstention : plus d’un Francilien sur 2 nous a dit aujourd’hui, « ces élections ne me concernent pas ». Je veux leur répondre ce soir qu’au contraire, ces élections leur appartiennent, parce que la région, c’est leur vie quotidienne et c’est l’avenir de leurs enfants.
Face à la crise, face aux difficultés que les Franciliens rencontrent chaque jour pour se déplacer, pour se loger, pour conserver leur emploi ou pour trouver une formation de qualité pour leurs enfants, la région pourrait apporter tant de solutions.

Les Franciliens doivent le savoir : l’impuissance n’est pas une fatalité. Depuis 12 ans, c’est vrai, votre région vous paraît passive, absente et lointaine. Depuis 12 ans, c’est vrai, vos problèmes de transports, de logement, d’emploi ou de formation n’ont pas trouvé de solution. Et c’est vrai,12 ans de promesses non tenues ont laissé des traces. Il suffit de voir les résultats du candidat sortant pour s’en rendre compte.
Depuis 12 ans, la politique régionale se résume trop souvent à des mots. Ce qui compte, pour vous comme pour nous, ce sont les actes : ce sont les idées neuves, les solutions concrètes.
Ensemble, nous pouvons faire beaucoup plus : nous pouvons saisir à bras le corps le problème des transports ; nous pouvons protéger bien davantage nos emplois et nos entreprises menacés par la crise ; nous pouvons passer à l’écologie positive, celle qui lutte contre la pollution et qui soutient l’agriculture de proximité ; nous pouvons nous engager pour plus de sécurité dans les lycées et les transports ; nous pouvons rééquilibrer l’Île-de-France, en créant des centaines de milliers d’emplois à l’Est avec le Grand Paris.
Une région, ça sert à ça : à agir et à se battre pour ses habitants. A les aider à vivre mieux. A préparer l’avenir. Voilà l’enjeu du 2ème tour de dimanche prochain.

Ce soir, mes chers amis, c’est une autre élection qui commence. Dans les jours qui viennent, la Gauche va donner l’illusion du rassemblement. Mais en vérité, le prix de cette unité de façade, ce sera le renoncement à tout vrai projet pour les 6 ans qui viennent. Tous les Franciliens doivent le savoir : il n’y a rien à attendre de ce mélange de tous les contraires, qui n’a fait que des déçus depuis 12 ans.

Quant à nous, mes chers amis, nous sommes unis depuis le début, nous sommes unis autour d’un projet. Il nous reste une semaine pour le défendre et pour convaincre et croyez-moi, notre force de conviction est intacte, notre détermination est inébranlable.
Il n’y a pas de fatalité à l’immobilisme en Île-de-France. Et cette élection concerne chacun d’entre vous. Je vous donne rendez-vous le 21 mars.