Grand Paris : le projet visionnaire qui manquait à l’Ile-de-France
23 février 2010
Grand Paris : le projet visionnaire qui manquait à l’Ile-de-France
Le Grand Paris ne se résume pas à un simple projet de transports : le Grand Paris, c’est le projet visionnaire et nécessaire qui manquait à l’Ile-de-France depuis 12 ans, le projet que Jean-Paul HUCHON n’a pas eu l’ambition de mener. Un projet audacieux qui va faire de l’Ile-de-France une référence mondiale pour la qualité de la vie, l’innovation, la culture et la création et qui va complètement transformer les conditions de vie des Franciliens.
Le Grand paris, c’est :
- Surmonter la barrière artificielle du périphérique et permettre à tous les Franciliens, qu’ils habitent aujourd’hui dans le centre de Paris ou qu’ils habitent à l’extérieur, d’avoir la même qualité de services, d’emplois, de transports, de sécurité que s’ils vivaient au cœur de Paris.
- C’est un million d’emplois créés en 20 ans, autour de onze territoires stratégiques identifiés, que nous allons développer ,et qui vont permettre le rééquilibrage à l’Est : Achères-Cergy (industries de l’éco-mobilité), La Défense (cité financière), Vélizy-Satory-Vallée de la Seine (transports du futur), Saclay (silicon valley à la française), Melun-Sénart-Villaroche, Villejuif-Evry (vallée des biotechnologies), Marne-la-Vallée (métiers de la ville durable), Clichy-Montfermeil, Roissy-Le Bourget (logistique et aéronautique), Saint-Denis (cinéma, jeu video, son numérique), Pantin (industries de la mode et du luxe).
- C’est la révolution des transports avec un investissement de 35 milliards d’euros : une toile d’araignée de transports (21 projets du contrat de projet Etat/régions), plus une double boucle de métro automatique (petite et grande couronne), pour relier tous ces pôles entre eux et permettre enfin aux habitants de l’extérieur de Paris, de ne pas passer systématiquement par Paris, pour se rendre quelque part.
- C’est le doublement de l’offre de logements faite aux Franciliens et à leurs familles avec 70 000 logements construits chaque année
Face à ce projet de Grand Paris, il y a deux postures possibles : soit la région porte le Grand Paris avec l’Etat, soit la région décide de le bloquer.
La gauche a choisi la seconde option :
- Pour Jean-Paul HUCHON, le Grand Paris « c’est une vision de cauchemar, l’enfer Blanc », un projet « autoritaire » imposé aux élus. Il est d’ailleurs intéressant de noter que Jean-Paul Huchon a changé d’avis sur ce dossier : il était pour en 2007, il est contre en 2009 à la veille des élections. Qu’en sera-t-il au lendemain du deuxième tour ? Aujourd’hui, il bloque le Grand Paris en inventant un projet apparemment concurrent : son plan de mobilisation pour les transports et son projet Arc express, alors que les Franciliens auraient besoin d’une vision cohérente entre l’Etat et la région. Et il continue de faire voter au STIF des sommes astronomiques pour un projet qui ne verra jamais le jour : 2 millions d’euros juste pour le débat public sur Arc express !
- Pour Cécile Duflot, c’est un « projet archaïque, qui répond à une logique des années 60, qui va permettre à l’Etat de tout décider et d’organiser des opérations de spéculation ». C’est toujours la même musique avec Cécile Duflot, adepte de la décroissance…
Pour nous, le grand Paris, c’est tout le contraire : c’est une chance pour les Franciliens, et c’est une chance dès maintenant :
- Avec le grand emprunt, on va investir tout de suite : à Flins, dans le véhicule électrique, à Marne-la-Vallée, dans la ville durable, dans le Val-de-Marne, sur la santé.
- Avec le Grand Paris de la sécurité, cela a d’ailleurs déjà commencé depuis le 14 septembre 2009 : une police d’agglomération a été mise en place et la gestion de la sécurité des trois départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val de Marne) est désormais transférée au préfet de police de Paris
Le Grand Paris a-t-il fait l’objet d’une concertation suffisante avec les élus ?
- La concertation est engagée depuis plus d’un an, avec les élus mais aussi avec les Franciliens, et elle se poursuivra tout au long des mois et des années qui viennent.
- Vouloir faire le Grand Paris contre les élus ou contre les Franciliens, cela n’aurait aucun sens.
- Aucune question n’aura été éludée et jusqu’au bout, nous jouerons le jeu de la transparence et du débat public.
- Un exemple : les deux tracés à l’Est du métro automatique feront l’objet d’une consultation publique large.
- Pour notre part, nous avons pris l’engagement que, quelle que soit l’option retenue, le métro automatique aille au moins jusqu’à Val de Fontenay afin de réaliser le projet Orbival, cher aux habitants et aux élus du Val-du-Marne.
Qui des réticences des nombreux élus, de droite comme de gauche, qui craignent que la future Société du Grand Paris, contrôlée par l’État, n’empiète sur leurs compétences ?
- Par définition, le Grand Paris est un projet qui dépasse, par ses ambitions, les frontières des différentes collectivités
- Pour conduire un tel projet, il faut un acteur clairement identifié et responsable. C’est la raison pour laquelle la maîtrise d’ouvrage a été confiée à la société du Grand Paris. Celle-ci rassemblera tous les acteurs qui font et feront vivre le Grand Paris. Ainsi la Région et les départements auront une place au Conseil de surveillance de cette société quelle que soit leur participation au capital.
- Les débats au Parlement sur le projet de loi ont d’ailleurs déjà permis de rassurer les élus locaux sur de nombreux points.
Quid des points communs entre le programme transports de JP Huchon et celui de la Majorité présidentielle ?
- Nous nous sommes engagés à réaliser les 21 projets de transports en commun banlieue-banlieue qui ont fait l’objet d’un accord avec l’Etat dans le cadre du Contrat de Projet Etat-Région (CPER).
- Ces projets pourtant prioritaires, M. Huchon s’est montré incapable de les faire avancer depuis 12 ans : la Tangentielle Nord, le barreau de Gonesse ou le tram-train Massy-Evry sont restés dessous la pile !
- Nous avons d’ailleurs du mal à comprendre pourquoi le T3 parisien a été réalisé dans des délais-record alors que bien d’autres projets, nécessaires pour désenclaver la grande et la petite couronne, auraient mérité la même attention.
Quid du SDRIFÂ ?
- Le groupe de la majorité présidentielle a clairement pris position dès son examen au Conseil Régional contre le projet de SDRIF.
- La raison en est simple : ce schéma était périmé avant même d’avoir été voté. Il est en décalage complet avec le projet du Grand Paris et il n’a ni l’ambition ni le souffle nécessaires pour relancer l’Ile-de-France en période de crise.
- Il ne peut bien évidemment rester en l’état.

