Elections Présidentielles : Pourquoi Sarkozy gagnera en 2012
14 janvier 2010

Depuis quelques jours, la blogosphère se déchaîne et rivalise d’imagination, pour évoquer les scénarios possibles, pour l’élection présidentielle de 2012. Que fera DSK, quid du duel Royal/Aubry et du poète Villepin qui se verrait bien partir en dissidence ? Mais c’est surtout l’idée de voir « Sarkozy battu en 2012″ qui en séduit beaucoup !
Avec le lancement du grotesque « No Sarkozy Day« , mauvais remake du « No Berlusconi Day« , espèce de troisième tour social qui rassemble pêle-mêle les anti-sarkozystes primaires de tous bords et autres opposants qui oublient un peu vite la légitimité des urnes, quelques blogueurs nous annoncent déjà la défaite de Sarkozy pour 2012… Garantie sur facture !
Et oui, après tout, pourquoi ne pas s’engouffrer dans la brèche, surfer sur la vague des mécontentements ? Sarkozy n’est pas au mieux dans les sondages, il a commis quelques erreurs de communication, etc. la ficelle est un peu grosse, mais ça peut passer !
Le seul petit hic, c’est que l’élection, qui rappelons-le ne se gagne pas avec des sondages (demandez à Ségolène), aura lieu en 2012 … Et d’ici là , les réformes, nécessaires et impopulaires, porteront leurs fruits et la sortie de crise aidant, il sera difficile d’attaquer Nicolas Sarkozy sur son bilan ! Il sera en effet difficile à l’opposition de gauche plus ou moins radicale d’attaquer de front et de ne faire croire qu’elle a travaillé à une alternative sérieuse et crédible pendant ces cinq années de mandats.
Ajouter à cela une absence de programme qui ne sera certainement pas bouclé avant un bon moment, une primaire qui risque de s’enliser (et s’envenimer), une gauche désunie qui n’est pas capable de présenter une candidature cohérente et fédératrice et la prédiction prend un sérieux coup dans l’aile. La politique fiction, ça marche un moment puis ça fait souvent « pschiittt »…
Avec une majorité présidentielle en ordre de marche qui commence déjà à peaufiner ses conventions de travail qui ne fera plus de « lip-daubes » avec des jeunes qui militent à nouveau, une fois la machine « UMP » et la campagne lancée, pas sûr que la gauche fanfaronne encore longtemps !
Alors un peu de modestie et rendez-vous en 2012 !
Mathieu SOLIVERES

