Parti Socialiste : Ces présidentiables qui draguent Georges Frêche

27 décembre 2009

Il est loin le temps où,  avec ses airs  de vierge effarouchée, le Parti Socialiste nous jurait que jamais plus il ne soutiendrait l’enfant terrible du Languedoc-Roussillon, question d’éthique ! Georges Frêche, alias Jo la canne, doit aujourd’hui bien rigoler en voyant ses anciens amis du PS, ceux-là même qui le dénigraient, se bousculer au portillon pour tenter de le séduire…

En l’espace de quelques jours, tous les « ténors » du parti, ou presque, ont opéré un tournant à 180°, chantant bouches en coeur les louanges de l’élu candidat aux régionales, tristement connu pour ses dérapages verbaux sur les Blacks, Maghrébins et Harkis (pour ne citer qu’eux).A quelques mois du début de la « grande primaire ouverte » qui verra s’affronter les différents prétendants socialistes à l’investiture, tous ont compris qu’il pouvait être utile, voire indispensable, de pouvoir s’appuyer sur les urnes bourrées votes  nombreux des militants socialistes de l’Hérault, qui votent comme un seul homme selon les directives du patron !

Vous l’avez compris, il n’est donc plus question de parler de dignité, respect de la personne, éthique, l’important est de gagner des voix dans cette primaire, le reste compte peu ! Ségolène Royal est l’a d’ailleurs rapidement compris et fut la première à venir draguer Georges pour avoir son soutien lors de la dernière primaire ou lors du congrès de Reims.

Mais c’est quand même François Hollande, ancien premier secrétaire du PS, qui remporte haut la main le « Fayot d’or », loin devant ses petits camarades,PeillonValls et Hamon ! Après avoir exclu Frêche du PS pour ses déclarations inadmissibles, c’est le premier des socialistes à s’être prononcé pour que le choix des militants socialistes soit respecté en Languedoc-Roussillon, traduisez « Georges, pardonne-moi, j’ai besoin des tes voix ! ».

Certaines mauvaises langues, un peu gênées tout de même par le cas Frêche, nous dirons avec beaucoup d’humour que Frêche n’a pas été condamné, ce qui n’est pas tout à fait vrai, la Cour comparant ses propos “aux expressions utilisées par les doctrines raciales nazies”…

En 2012, face à un Sarkozy, il faut l’avouer, pas toujours très adroit, le Parti Socialiste, à défaut d’avoir un programme sérieux, comptait jouer à fond la carte de l’éthique, du respect des citoyens, etc. Mais avec des prétendants déjà prêts à tout sacrifier pour une simple primaire… il faudra trouver mieux !


Mathieu SOLIVERES

www.mathieusoliveres.fr

Crédit Photo : LeParisien.fr