Week- end…bonheur
3 octobre 2008

Ce dernier Week-end de Septembre restera comme l’un des plus agréables de l’année.
Dès vendredi, les professionnels et amateurs de belles plantes se sont retrouvés au Parc de La Planchette pour “Jardin Bonheur“. Paysagistes, jardiniers et passionnés s’en donnèrent à coeur joie…Plus de 3000 bulbes ont été distribués aux levalloisiens qui, sans aucun doute, feront encore de notre ville un havre de verdure…
Dimanche, c’était au tour des chineurs et amateurs de brocante, de se donner rendez-vous dans les rues de Levallois pour le traditionnel et désormais célèbre vide-grenier.
Cerise sur le gâteau, le soleil nous accompagna tout le Week End, alors que ce soit pour les arbres, les bonnes affaires ou juste pour la balade, RENDEZ VOUS L’ANNEE PROCHAINE!
KB
Le congrès de Reims…selon Beckett
3 octobre 2008
Il y a bien quelque chose de beckettien en ce moment au Parti Socialiste. Comme Vladimir et ce naïf d’Estragon qui attendait Godot, B. Delanoë, L. Fabius, S. Royal ou même DSK se livrent à un vrai dialogue de sourd. Le premier semble effectivement être ce Sauveur que tout le monde attendait, celui qui sera le plus à même d’inventer un libéralisme social, ou un socialisme libéral – ce qui donne des ailes au maire de Paris qui se voit déjà en candidat potentiel en 2012. Le second, ancien premier ministre qui brilla par ses réformes libérales et son esprit très à la droite de la gauche, ne cesse pourtant de vouloir revenir à un « vrai socialisme » et de renouer avec les racines sociales de la gauche (et il n’ guère que Benoît Hamon pour y croire). Ségolène Royale quant à elle hésite, ne sait pas, et se gargarise de bons sentiments en réclamant plus de justice sociale et de démocratie participative. Et entre les trois, il y a désormais Martine Aubry, dont on ne connaît ni la tendance ni les idées. Pourtant, seul le désormais très international DSK semblait avoir la clé d’une vraie refonte et d’un remaniement intelligent du PS, celui du glissement progressif vers la sociale démocratie.
Car derrière cette façade novatrice et bien-pensante, le PS peine toujours à faire ce que leurs camarades européens ont entrepris depuis belle lurette : une reconversion qui accepte l’économie libérale et les forces du marché : Tony Blair l’a fait en abolissant au milieu des années 90 la clause 4 (une clause qui faisait ouvertement référence aux principes marxistes), pourquoi pas François Hollande et les autres ? La faute au PS et à ses dirigeants alors ? Oui et non. Oui, car cette armée d’Estragon et de Vladimir pense toujours trouver la clé de l’électorat socialiste sur les ruines de sa frange gauche et d’un parti communiste à la déroute. Mais non, car à la différence de l’Angleterre, l’héritage socialisant français est beaucoup plus fort et profondément ancré dans les esprits : c’est en France que la lutte des classes et les idéaux marxistes ont été les plus à même de s’exprimer, voire de s’accomplir. En effet, au début du 20e siècle, la France, déjà puissance déclinante derrière le Royaume-Uni et surtout les Etats-Unis, offrait un modèle de société propice à la diffusion des idéaux socialistes : structure démocratique (à la différence des structures nobiliaires et féodales britanniques), et légitimité de la révolution de 1789 sur 1500 ans de monarchie, qui lui a conféré un véritable pouvoir de réajuster et réorienter l’Etat en période de crise (alors que la révolution américaine de 1775, puisqu’elle ne faisait objectivement table rase de rien , n’apparu finalement que comme le premier hurlement d’un nouveau-né qui peinait à prendre son souffle, soit ce que R. Rémond appelait une « brèche ouverte au changement », et n’a pas permis à l’insurrection révolutionnaire de devenir un ou le mode de normalisation des crises et de régulation des rapports sociaux).
Au total, et pour revenir à la clic socialiste de 2008, l’erreur du PS n’est pas tant de ne pas trouver de successeur légitime à François Hollande, mais bien plus de ne pas avoir su diagnostiquer le pourquoi de la difficulté d’adaptation du PS à l’ère moderne de la mondialisation ; les dirigeants socialistes ont trop souvent cherché à trancher entre l’attitude novatrice et le retour aux sources. Or c’est bien dans le compromis des deux que se trouve une des clés de la modernisation du parti. Et c’est pour cela même que la social-démocratie, en acceptant de laisser libre cours à la libre entreprise mais toujours dans un soucis d’égalité, parait aujourd’hui le meilleur remède pour éviter la descente vers l’enfer..ou la mort ?
Pierre Luc Kolczynski
Estimations et budget 2009
3 octobre 2008
Vendredi 26 septembre, le gouvernement a présenté son projet de loi de finances pour l’année 2009. Toutes les estimations laissent entrevoir une année rendue difficile par un contexte économique international troublé. Mais le gouvernement ne renonce pas à mener à bien les réformes structurelles amorcées depuis 2007. Au contraire, il réaffirme la nécessité de poursuivre leur mise en place avec encore plus de vigueur. C’est en effet en accélérant le rythme des réformes que le pays parviendra à juguler les conséquences de la crise.
Depuis 2007, nous sommes confrontés à une grave détérioration de la situation économique et financière internationale : hausse du prix du pétrole, augmentation de l’euro et crise des subprimes. Face à ces différents chocs, le gouvernement a décidé de corriger ses estimations pour l’année 2009 :
En 2009, la croissance restera faible (1 à 1,5%). Le déficit de l’Etat, porté à 52,1 milliards d’euros (contre 49,4 milliards en 2008), ne commencera à diminuer qu’à l’horizon 2010. L’équilibre du régime général de la Sécurité Sociale, lui, est annoncé pour 2012. Enfin, le gouvernement annonce une nouvelle augmentation de la dette en 2009 (+0,7%).
Néanmoins, l’année prochaine sera marquée par un net recul de l’inflation (qui descendra à 2%) ainsi qu’une légère baisse du déficit commercial.
Dans ce contexte, le gouvernement a tenu à garder le cap de ses engagements.
Il projette d’augmenter de 6,5% les crédits alloués à l’Enseignement Supérieur et à la Recherche, notamment pour financer la rénovation universitaire.
Comme prévu, un budget conséquent (473 Millions d’euros) sera consacré à l’accompagnement de la réforme de l’Audiovisuel Public (prévoyant, entre autres, la suppression de la publicité sur les chaînes du groupe France Télévision et les stations du groupe Radio France). Dans le cadre d’un vaste projet de rénovation de l’administration pénitentiaire, 512 emplois seront créés d’ici 2009, suivis par un plan de remplacement des prisons vétustes qui s’achèvera en 2010. Face, entre autres, au durcissement des conditions d’intervention de l’Armée Française en Afghanistan, le projet de loi de finances propose une augmentation de 5,4% des crédits du Ministère de la Défense.
Enfin, le projet prévoit également une légère hausse pour l’Intérieur.
Guillaume Finkelstein


